Le carnet de l'atelier
On ne comprend pas un vêtement en le regardant seul. Nous tenons donc la liste de ce qui se voit du Japon à Paris — et nous y allons.
Où voir du Japon à Paris
Les dates ci-dessous ont été relevées sur les sites des institutions elles-mêmes, et vérifiées le 22 août 2026. Une programmation se déplace : confirmez toujours auprès du lieu avant de vous déplacer.
Sumo, forces sacrées
Une installation photographique consacrée aux rituels et à l'entraînement du sumo. On y regarde des corps que le vêtement doit suivre sans les contraindre — c'est la même question que la nôtre, posée ailleurs.
Programme de l'institution →Exposition d'ikebana
Cinq jours seulement. L'art floral japonais compose avec le vide autant qu'avec la tige : ce qu'on retire décide de ce qu'on voit. La leçon vaut pour une superposition d'étoffes.
Programme de l'institution →Shunga — chefs-d'œuvre de l'art érotique à l'époque d'Edo (1603-1868)
Estampes et rouleaux replacés dans leur contexte historique. On y voit, mieux que partout ailleurs, comment se portait vraiment un kimono : dénoué, superposé, vécu — et non figé comme au musée.
Programme de l'institution →Dans une composition, une fleur est une personne
Démonstrations d'ikebana de l'école Sōgetsu. Le titre dit tout : une composition n'assemble pas des objets, elle met en présence.
Programme de l'institution →Ce que nous avons vu
Ces expositions sont terminées. Nous les gardons ici parce qu'elles ont laissé une trace dans le travail de l'atelier.
Manga. Tout un art !
Trois étages, du trait d'Hokusai et d'Utamaro au manga contemporain. Une salle entière était consacrée à la Grande Vague — et l'on y montrait, parmi les œuvres qu'elle a engendrées, une robe de haute couture Dior. C'est exactement notre sujet : ce qui se transmet d'une estampe à un vêtement, deux siècles plus tard, sans passer par la copie.
Le musée qu'on oublie
Le musée national des arts asiatiques — Guimet conserve l'un des grands fonds japonais d'Europe. Aucune exposition temporaire consacrée au Japon n'y est annoncée pour les prochains mois — sa programmation regarde en ce moment vers la Corée et la Chine.
Ce n'est pas une raison de ne pas y aller : les collections permanentes s'y visitent toute l'année, et c'est là qu'on voit des étoffes anciennes de près, ce qu'aucune reproduction ne remplace. Nous préférons le dire plutôt que d'annoncer une exposition qui n'existe pas.
Programme du musée Guimet →